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La santé

- Le contexte Vaccinations à Baro
Dans le Guéra où nous menons des actions pour la santé, le système sanitaire public est défaillant. L’accès aux soins est difficile pour de multiples raisons : villages éloignés de plus de 30 km du centre de santé, moyens de transports rustiques (ânes, charrettes, chameaux,..), dispensaires délabrés ou inexistants, cherté des soins, manque de formation du personnel soignant. De ce fait, les populations continuent à avoir recours en premier lieu à la médecine traditionnelle. Le constat est accablant : la mortalité maternelle et infantile n’a pas régressé depuis 20 ans et des maladies comme la polio, la méningite, la coqueluche, la rougeole, le paludisme, les diarrhées, le tétanos et la malnutrition sévissent toujours.

Au Guéra, il y a 4 hôpitaux de district soit un hôpital pour 76 750 habitants et 25 centres de santé soit un centre pour 12 280 habitants. Notre diocèse, au travers de l’AURA , en gère trois tout en travaillant en partenariat avec la Délégation sanitaire qui supervise les journées nationales de vaccination et donne les grandes orientations. Créés vers 1965 par les missionnaires catholiques et construits par les villageois eux-mêmes, ces trois dispensaires sont depuis l’origine complètement à la charge de l’Église tout en étant auto-gérés par des comités de santé et de gestion composés par des membres élus par les villages. Ces comités servent de médiateurs entre le Centre et la population et gèrent les recettes et les dépenses ordinaires (achat des médicaments, entretien du centre, paiement du gardien et des aide-infirmiers).

- Le projet « Santé »
Le projet « Santé » a commencé en 2005, et est finacé par Misereor et le Dr Ostuni au travers de Mano Amica. Par ce projet, nous cherchons à améliorer la situation sanitaire dans la région concernée par nos 3 Centres de Santé. Ces derniers couvrent une population de 59 000 habitants, répartie en 30 à 40 villages dispersés autour de Bardangal, Baro et Dadouar. Ils se trouvent respectivement à 55km, 65 km et 23 km de l’hôpital de référence de Mongo, et de notre bureau de coordination .

Quels moyens avons-nous pris ? D’abord, nos dispensaires, trouvés dans un état de délabrement certain et d’hygiène contestable contestable – du fait des graves problèmes qu’avaient connus dernièrement le SECADEV, Caritas du diocèse de N’Djaména – ont retrouvé un aspect un peu plus conforme pour un accueil décent et une prise en charge des malades dans le respect de leur dignité :

  • en réparant le mobilier branlant,
  • par l’apport de mobiliers neufs, de matériels adaptés,
  • par un entretien régulier des locaux et matériels,
  • par la mise à disposition d’eau potable pour les malades et le personnel,
  • par un approvisionnement régulier et constant en médicaments
  • par un travail de sensibilisation importante vis-à-vis d’une population pour la plupart ignorante des conséquences néfastes de leurs habitudes de faire et de vivre (manque d’eau, eaux sales, peu d’hygiène et des moyens réduits !)

Nouveau dispensaire de DadouarCette sensibilisation est un travail de longue haleine pour les personnels des Centres de Santé qui doivent se former, transmettre leur savoir, conscientiser la population devant les moyens à prendre pour vivre en bonne santé et prévenir les maladies. Ils se doivent en priorité de donner l’exemple et d’être des référents pour la population ! Un autre défi les attend : le respect individuel de chaque malade, le respect de l’intimité et le respect du secret médical. Chaque patient doit être reçu seul, pour lui-même. Il doit recevoir des soins en toute intimité.

Notre désir est de donner des soins appropriés à chacun, de répondre aux besoins de la population dans le respect de la dignité de chacun, la prise en charge du malade dans son intégralité et sa considération individuelle, dans un souci d’éducation et de prévention des maladies. Nous sommes tous et toutes, soignants et soignés, acteurs solidaires pour vivre en bonne santé !