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Notre environnement

- GÉOGRAPHIE
Le Vicariat Apostolique de Mongo couvre 540.000 km². Elle confine, du nord au sud, à la Libye, au Soudan et à la RCA et concerne Voir les frontières de la Préfecture Apostoliquesuccessivement les zones saharienne (Gouro, Fada), sahélienne (Abéché, Mongo) et soudanienne (Am Timan). 1,7 million d’habitants y vivent, soit une densité moyenne de 3,1 h/km².
Les nomades (Arabes ou Zaghawa) transhument avec leurs dromadaires ou leurs bovins. Les agriculteurs, largement majoritaires, produisent mil, sorgho, arachides et sésame tout en pratiquant un élevage sédentaire.

- HISTOIRE
Du Sultanat du Ouaddaï à l’Indépendance du Tchad
Au cœur des sociétés animistes à chefferies de ces régions, naît, au début du XVII° siècle, le sultanat musulman du Ouaddaï . Tout en continuant à survivre jusqu’à nos jours, soit à titre autonome, soit au sein même de l’islam et du christianisme, ces rites animistes cèdent lentement mais sûrement la place à l’islam. Abéché, capitale de ce sultanat depuis 1850, devient ainsi, à la veille de l’indépendance, le centre arabo islamique du pays. Cependant, il avait longtemps vécu des razzias exercées aux dépens de ses voisins du sud ; Gustav Nachtigal, qui a résidé à Abéché en 1873, en témoigne : « Les exportations du Ouaddaï consistent en esclaves, plumes d’autruches et ivoire ». Aussi ses voisins – et notamment le Guéra (siège de notre Eglise) – gardent-il jusqu’à nos jours un complexe anti ouaddaïen hérité de ces siècles de razzias. Le Ouaddaï est, à l’est du Tchad, la seule puissance qui résiste à la pénétration française. Cette résistance est d’abord militaire : Abéché ne sera prise qu’en 1909 et les Massalits infligeront encore de graves défaites aux troupes coloniales après la « pacification » (combat de Dorothé en 1910). Cette résistance sera ensuite culturelle sous la forme d’un refus de l’école française qui creusera gravement le fossé entre Nord et Sud au moment de l’indépendance. Résistance qui culmine dans l’attentat dont est victime un sous-officier français et la sauvage répression qui s’ensuit : 25 oulémas sont décapités et plusieurs leaders locaux et leurs familles assassinés. C’est l’événement du « coupe coupe » de 1917.

De l’indépendance à nos jours
La rébellion qui a tant bouleversé le pays a éclaté dans le Guéra en 1965. Toutes les zones de la Préfecture en ont été touchées et la vie de l’Eglise profondément affectée : impossibilité de sortir des villes dans le Ouaddaï à partir de la fin des années soixante ; évacuation des paroisses rurales de Dadouar et de Baro dans le Guéra et pressions islamistes sur les minorités chrétiennes. Ailleurs, comme dans le Dar Sila ou le Biltine, le cercle infernal rébellion répression a été si durable et impitoyable que les sociétés locales en sont sorties profondément bouleversées. Si bien que tous les conflits aiguisés actuellement par la guerre du Darfour y trouvent un terrain propice à tous les excès et toutes les dérives : réfugiés, déplacés , milices, communautés locales y sont imbriqués dans un jeu difficilement compréhensible et funeste.

Pour plus d’informations, se référer aux documents d’érection de la Préfecture